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Marie-Linewrote:
Je viens de découvrir ton site AbouStef il est super
Je le mets dans mes favoris à l'ouverture d'internet avec la liturgie des heures
Merci
Union de prières
Marie-Line
Jan. 18
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October 25 L'Arbre bleuL’arbre bleu vient de paraître. Il s’agit d’un CD de chansons de différents genres de Jehanne Loz, alias Anne-Marie Hue. Ce CD, en vente dans divers lieux du département, est au prix de 20 euros. Pour plus de renseignements sur cet album, consultez le site web : http://www.jehanneloz.com/ Pour toute commande, informations techniques et pratiques, vous pouvez aussi adresser un courriel à l’association lozAnge : lozange.com@gmail.com En tout cas, n’hésitez à vous procurer ce CD afin d’encourager cette jeune artiste pleine de talent ! September 07 Homélie du 7 septembre 2008Frères et sœurs, comme vous le savez, septembre rime, chaque année, avec rentrée. Après des vacances bien méritées, bon nombre d’activités reprennent dans tous les domaines. La vie paroissiale, elle-même, n’échappe pas à ce phénomène. Toutefois, septembre n’est pas seulement une reprise de ce que l’on a quitté en juin mais c’est plutôt un nouveau départ : nouveau départ, marqué par de nouvelles résolutions et propositions dans tous les domaines de notre vie, y compris donc dans notre vie spirituelle et communautaire. Pour notre vie chrétienne, plusieurs orientations nous sont proposées par les lectures de ce dimanche. J’en retiendrai quelques-unes qui pourront nous servir de fils conducteurs pour cette nouvelle année.
Dans la première lecture, Ezéchiel reçoit une nouvelle mission de la part du Seigneur : celle d’être guetteur pour la maison d’Israël. A cette époque, il s’agit pour ce prophète de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion et s’il manque à sa mission, il sera responsable de leur malheur. Comme la majorité des prophètes, Ezéchiel sera incompris et rejeté. Malgré les échecs et les découragements, il demeurera fidèle à sa mission. Il aura été guetteur par toute sa vie : guetteur à l’écoute de la Parole de Dieu mais aussi guetteur de l’aube, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. A la suite d’Ezéchiel, tous, nous recevons cette même mission du Seigneur : celle d’être des guetteurs pour notre monde. L’Evangile de ce jour nous exhortera à la même chose : au nom de l’amour fraternel, veiller les uns sur les autres au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route.
Le psaume, quant à lui, nous invite à nous tourner vers Dieu dans la joie, l’action de grâce et la confiance. Trois caractéristiques indispensables dans toute vie spirituelle qu’il nous faut approfondir et entretenir au quotidien. Oui, je dis bien au quotidien, car la foi n’est pas l’affaire uniquement du dimanche. La messe hebdomadaire est certes nourriture pour notre vie spirituelle mais elle est insuffisante. Elle doit être complétée par une vie de prière quotidienne sinon elle risque d’être bien vite superficielle. Nous sommes invités à avancer au large, à marcher dans la confiance et à ouvrir tout grand notre cœur au Seigneur qui est le Dieu non des morts mais des vivants. Sans oublier, comme nous le rappelle la dernière strophe du psaume, de nous mettre à l’écoute de la parole du Seigneur, une écoute non pour demain mais pour aujourd’hui.
L’épître de Paul, quant à elle, nous invite plus que jamais à l’amour fraternel. Frères et sœurs, voici le cœur de la foi chrétienne. Il se résume en cinq lettres : aimer. C’est le commandement par excellence. Les autres commandements n’ont de sens que si l’amour est le premier. Sinon, nous tombons dans du légalisme qui nous enferme dans une attitude rigide et écrasante pour les autres. En bref, tout l’opposé d’une vie vécue selon l’Evangile. Alors, nous devons prier les uns pour les autres pour que nous soyons brûlants de charité mais une charité qui ne soit pas seulement présente dans les discours mais qui rejaillissent par des actes concrets et vrais dans notre vie communautaire et au-delà. C’est tout le sens de notre participation à l’eucharistie. Nous venons puiser à la source de l’amour pour le recevoir dans nos vies, pour en être embrasés afin de le porter ensuite autour de nous mais surtout d’en vivre de manière prioritaire entre nous. Car c’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres que nous serons reconnus par le monde comme les disciples du Christ. Sans cet amour fraternel intense entre nous, nous offrirons le plus beau contre-témoignage. Tout cela exige alors pour chacun de nous une conversion de tous les instants.
L’Evangile, enfin, nous appelle à l’unité entre nous. Une unité qui passe, dans les recommandations de Jésus, par le soutien fraternel et l’aide la communauté à l’égard de ceux qui se perdent (comprenez ici qu’il est question du péché) mais aussi le pardon. Telle est bien ce qu’on pourrait appeler la correction fraternelle. Elle ne peut être qualifiée comme telle que si elle est motivée par l’amour. Car seul le véritable amour est exigeant : quand on aime réellement quelqu'un, on ne le laisse pas faire n'importe quoi ; il y va de « l'assistance à personne en danger ». La correction fraternelle n’a rien à voir avec la critique négative qui vise bien souvent à « casser » l’autre et à le descendre plus bas que terre. Mais cette correction vise à le remettre dans le droit chemin pour que soient parfaites notre unité et notre joie afin que le monde connaisse les œuvres de Dieu. Là aussi, nous avons tous un chemin de conversion à parcourir pour accomplir la mission d’unité que le Seigneur nous a confiés. Cette communion entre nous implique la vigilance sur la fidélité de nos frères mais aussi sur notre propre fidélité.
Que le Seigneur nous donne, tout au long de cette année, son Esprit de lumière et de force pour être d’authentiques guetteurs, enracinés en lui, et vivant l’amour fraternel, la réconciliation et l’unité entre nous afin de former une communauté digne de ce nom. Amen. May 03 Homélie du 4 mai 2008« D’un seul cœur, les apôtres participaient fidèlement à la prière. » Participer à la prière, c’est précisément ce que nous vivons en ce moment en célébrant l’eucharistie. Toutefois, ce verset des Actes des Apôtres ne porte pas seulement sur la participation à la prière mais il porte avant tout sur la fidélité à la prière. Entendons par là que la prière n’est pas réservée au dimanche mais elle est appelée à se vivre jour après jour. Peut-être éprouvez-vous des difficultés à avoir dans votre quotidien ces moments d’intériorité ? Les raisons peuvent en être multiples et différer selon chacun : peur du silence, manque de temps, inutilité de la prière, un Dieu qui semble demeurer sourd à nos demandes… Ou encore, comme les disciples, le fait de ne pas savoir prier. Alors comme eux, demandons au Seigneur de nous apprendre à prier. Laissons-nous guider ce matin par Jésus lui-même, dans la prière qu’il fait à son Père et rapportée dans l’Evangile de Jean.
La prière, c’est d’abord et avant tout une rencontre entre deux personnes : Dieu et moi. Un cœur à cœur fait à la fois de silence, d’écoute et de dialogue. Un peu comme dans une relation amoureuse ou amicale où deux personnes prennent le temps de se rencontrer pour simplement goûter la présence de l’autre, pour s’écouter mutuellement, pour dialoguer. Mais aussi pour apprendre peu à peu à se connaître. C’est ce que nous dit Jésus dans sa prière : « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » Oui, connaître l’autre, mais pas de façon rationnelle, intellectuelle, extérieure à nous mais connaître par le cœur. Saint Thérèse d’Avila définit la prière comme un commerce d’échange amoureux. C’est bien d’une connaissance amoureuse dont il est question. Sur un plan humain, chacun, dans sa vie, peut en faire l’expérience. Lorsque nous aimons quelqu’un, que nous l’apprécions, nous voulons passer du temps avec lui, partager, et mieux le connaître. Avec le Seigneur, la démarche est exactement la même. La prière nous permet de creuser en nous le désir de Dieu, de le découvrir chaque fois un peu plus, de nous enraciner non sur du sable mais sur du roc.
La prière, c’est ensuite apprendre à dire merci. Si je vous demandais ce que veut dire pour vous le mot prier, je suis persuadé que la majorité d’entre vous me répondrait : c’est demander quelque chose à Dieu. C’est vrai et ce que nous verrons tout à l’heure, mais trop souvent, nous oublions de rendre grâce au Seigneur pour toutes les merveilles dont il nous comble. Dans sa prière, Jésus prend le temps de rapporter à son Père la mission qui a été la sienne. Jésus s’émerveille et rend grâce pour les fruits que la Parole a portés et pour la foi qui habite les hommes. C’est une invitation pour nous à lui présenter au jour le jour, avec nos mots, ce que nous vivons, une invitation à relire chaque soir notre journée pour repérer les traces du passage de Dieu en nos vies. Les motifs d’action de grâce ne manquent pas : une super journée, une belle rencontre, un beau paysage, une réussite, un pardon reçu… Oui, comme le dit Saint Paul, en toutes choses, sachons rendre grâce à Dieu. Prenons le parti de regarder plutôt la bouteille à moitié pleine plutôt que celle à moitié vide car regarder le positif, c’est vivre.
Vous l’aurez compris, la prière, ce n’est pas se tourner vers le Seigneur uniquement quand on a une demande car cette démarche est un peu trop facile. Si vos enfants venaient vous voir seulement quand ils ont un problème ou veulent quelque chose, je pense que vous n’apprécieriez pas vraiment. De même, s’ils ne vous disaient jamais merci. Pour autant, il est naturel que nous soyons habités par des besoins, des désirs. C’est là que jaillit la prière de demande. L’Evangile nous dit : « Demandez et vous recevrez. » Alors n’ayez pas peur de demander, de prier pour vous-mêmes, mais aussi de prier pour les autres comme Jésus le fait. « Je prie pour eux. », nous dit-il. Là encore, les motifs de demande ne manquent pas, surtout lorsque nous traversons un temps d’épreuve. Les psaumes recèlent de prières d’êtres humains habités par la joie, la crainte, la souffrance, la révolte, le cri. S’ils expriment ces prières, c’est d ‘abord parce qu’ils font une totale confiance en Dieu.
La confiance, c’est ce dont nous manquons trop souvent. Pourtant, comme le dit Saint Thérèse, c’est la confiance, rien que la confiance qui peut nous conduire à l’amour. Dans l’épreuve, nous avons parfois ce sentiment d’être abandonné par Dieu, de rejeter la faute sur lui et donc de couper toute relation avec lui. Cela manifeste que nous avons négligé ce qu’est d’abord la prière : une rencontre fidèle et quotidienne avec lui. Etant resté à une connaissance extérieure de Dieu, rien d’étonnant à ce qu’à la première difficulté, vous baissiez les bras. Car au fond, vous n’avez pas fait cette expérience d’un Dieu qui n’est qu’amour et qui veut votre bonheur mais vous vous êtes façonnés dans votre imaginaire un Dieu magicien qui ne serait là que pour régler tous les problèmes d’un coup de baguette magique. Et évidemment, vous êtes déçus car il ne répond à vos attentes et vous n’y croyez pas. Eh bien, moi non plus, je ne crois pas en ce Dieu-là car ce n’est pas le Dieu révélé par Jésus Christ.
Plutôt que de parler de Dieu, prenons plutôt le temps de parler à Dieu. Demandons, ce matin, les uns pour les autres, la grâce de la prière. Que l’Esprit Saint, promis par Jésus, nous donne de persévérer et d’être fidèles. Amen. April 30 Homélie de l'AscensionFrères et sœurs, j’aimerais prendre ce matin le temps de m’arrêter avec vous sur l’Evangile proposé en cette fête de l’Ascension du Seigneur, un Evangile que certains parmi vous ont étudié plus largement au cours d’une soirée biblique. Il s’agit de la finale de l’Evangile de Saint Matthieu qui résume la situation de l’Eglise au moment crucial qui sépare le temps où Jésus était encore là de celui où il sera remonté vers son Père. De cette finale, je voudrais retenir trois points : un lieu, une attitude et une mission.
Un lieu tout d’abord. Le début de l’Evangile laisse entendre que les femmes ont transmis aux disciples le message d’aller en Galilée, sur une montagne pour rencontrer une dernière fois le Christ ressuscité. La montagne est un lieu souvent mentionné dans la Bible et elle y joue un rôle important. Elle est le lieu par excellence de la rencontre entre Dieu et l’homme. Souvenez-vous de Moïse qui reçoit les tables de la loi sur le mont Sinaï mais plus encore de Jésus. Plusieurs fois, il est mentionné dans l’Evangile qu’il se trouve sur une montagne soit pour être tenté par le démon, soit prier, soit pour enseigner (je vous renvoie ici aux Béatitudes). C’est encore sur une montagne qu’il sera transfiguré. Mais évoquer ici la montagne, c’est nous montrer également que Jésus est le nouveau Moïse, celui-là même qui fit ses adieux sur une montagne (le mont Nébo). Monter sur la montagne, c’est se rapprocher du ciel, donc de Dieu. C’est entrer dans l’univers de Dieu. Alors il nous faut comprendre que pour les disciples, vivre cette expérience d’aller sur la montagne, c’est vivre une rencontre profonde avec le Seigneur et c’est ainsi reconnaître que Jésus est Dieu.
Cela nous conduit à considérer le deuxième point : une attitude. Que font les disciples quand ils voient Jésus : ils se prosternent. Leur geste manifeste la vénération qu’ils ont à l’égard de Jésus en qui ils reconnaissent ici le Messie, Dieu lui-même. Cela n’est pas sans nous rappeler les mages qui, devant l’enfant de la crèche, se prosternent eux aussi. Plus que des cadeaux, c’est toute leur vie qu’ils apportent en offrande au Seigneur. Toutefois, malgré leur attitude, Matthieu rajoute que certains eurent des doutes. Il y a ici comme une sorte de paradoxe. En effet, celui qui se prosterne est sensé être habité par une totale confiance. Son attitude extérieure étant le reflet de ce qui l’habite intérieurement. Ce rajout nous montre que la foi n’est jamais statique. Le croyant est toujours en chemin, un chemin qui passe par des avancées mais parfois aussi par des doutes. Les grands saints en ont fait eux-mêmes l’expérience. La foi reste un risque et c’est, comme le précise la suite de l’Evangile, dans l’agir missionnaire que les disciples pourront vaincre leurs doutes.
Ce qui nous amène au troisième point : une mission. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans les dernières paroles de Jésus. Jésus ne fait rien d’autre que d’envoyer les onze en mission. Celle-ci porte sur le fait de faire des disciples dans le monde entier. En bref, des disciples invités à faire d’autres disciples. En effet, seul celui qui a marché à la suite de Jésus et a expérimenté que son enseignement transfigure son existence aura un témoignage qui porte du fruit. De disciple, il deviendra apôtre, annonçant à temps et à contretemps, la Bonne Nouvelle qui le fait vivre, mais comme le disait Saint Pierre, dimanche dernier, toujours avec douceur et respect. Tous, dans notre vie de foi, nous avons été marqués par des figures de croyants et de témoins qui nous ont aidés à avancer davantage au large. S’ils nous ont marqués, ce n’est pas parce qu’ils répandaient une idéologie mais parce que leur vie était en adéquation avec l’Evangile, qu’elle était pétrie par tous les commandements qui, au fond, se résument à un seul verbe aimer. A notre tour, nous invités à être pour les autres des aînés dans la foi.
Dans la mission confiée par Jésus, ce qui est premier, c’est donc de faire des disciples et non de baptiser. Le baptême n’est qu’une suite logique pour former peu à peu une communauté : celle de personnes qui, par ce rite, veulent enraciner leurs liens mutuels dans une commune appartenance au Dieu Trinité. Tout cela devrait nous invitait à réfléchir sur notre pratique du baptême aujourd’hui. Actuellement, on baptise à tout va. On fait certes des chrétiens mais fait-on des disciples ? Seule la démarche catéchuménale s’inscrit dans la demande de Jésus. Peut-être faudrait-il la reconsidérer pour le baptême des petits enfants pour que celui-ci ne soit pas seulement une fête de la naissance ?
Faire des disciples : voilà la mission qui nous confiée à nous aussi aujourd’hui. Nous sommes tous envoyés pour être témoins et apôtres de la paix, de l’espérance et de la joie. Une mission dans laquelle nous ne sommes pas seuls mais au contraire soutenus par l’Emmanuel (Dieu avec nous) et par la force du défenseur qu’il nous envoie : l’Esprit Saint. Cette mission ne doit pas pour autant nous faire oublier de demeurer nous-mêmes disciples. Tous, nous avons aussi à monter chaque jour sur la montagne et à garder fidèlement les commandements. Puisse la prière de Paul entendue dans la deuxième lecture être la nôtre : Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu’il ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l’espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu’il déploie pour nous, les croyants. Amen. April 28 Messe de Saint Jean EudesVous trouverez en ligne le commun de messe que j'ai composé suite à une commande du séminaire de Caen. Pour plus d'infos et pour le téléchargement des partitions, rendez-vous sur la page d'accueil du site de la paroisse de l'Aigle : http://www.paroissesaintmartin.fr/ |
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